MUSEE DE LA FAIENCE ET DES BEAUX-ARTS 2019-02-08T09:54:57+00:00

Musée de la faïence et des Beaux-arts Frédéric-Blandin

Installé sur les vestiges de l’ancienne abbaye Notre-Dame, le Musée de la Faïence et des Beaux-arts se singularise par ses collections uniques réalisées à Nevers dès le XVIe siècle : il s’agit d’une part de la faïence de Nevers, et d’autre part des verres émaillés. Les amoureux des beaux-arts trouveront aussi de quoi satisfaire leur curiosité, avec objets d’art et tableaux de maître.

EXPOS – ATELIERS – ACTUS

COLLECTIONS

La superbe collection de faïence est dévoilée dans la salle située au 2e étage du musée. Sur une surface de 220 m2, pièces majeures et réalisations moins connues sont réparties dans des vitrines qui abordent chronologiquement les différents décors et l’évolution des styles. On y découvre ainsi une superbe collection de plats d’ornement, de coupes, de bouteilles, d’aiguières, de carreaux, de plaques décoratives et de statues. En prolongement de celle-ci, une salle des techniques présente les étapes de fabrication de la faïence en exposant un tour de faïencier ainsi que des objets servant au travail de la terre et à l’émaillage.  Une vidéo révèle en image les phases successives de la création en atelier.

Spécialistes, amateurs ou néophytes, petits et grands, tous pénètrent dans l’univers de la faïence pour découvrir ses secrets de fabrication et son histoire.

Au dernier étage, dans l’ancienne galerie des peintures du XIXe siècle, d’une longueur de 37 mètres, un nouvel aménagement muséographique présente des pièces du XVIIIe siècle à nos jours. Notamment des objets de taille monumentale. Parmi ces œuvres, des faïences provenant du fonds Montagnon exécutées à la manufacture « Le Bout du Monde ».

A travers ce parcours, le visiteur découvre ce que la création faïencière a offert en diversité et qualité durant quatre siècles.

La collection de verre émaillé déposée par le musée du Louvre au musée de Nevers est présentée dans son intégralité et accompagne la collection réunie préalablement par les donateurs du musée. Constituée de 290 pièces aux formes et dimensions variées, elle permet la redécouverte de cet art très particulier qui est apparu à Nevers à la fin du XVIe siècle et dont le savoir-faire a aujourd’hui perdu.  Il s’agit d’une des plus importantes collections de verre émaillé en Europe.
Figurines et boites ornées racontent l’histoire locale liée à la production de verre émaillé, mais aussi les croyances et dévotions populaires, les préoccupations des hommes de cour des XVIIe et XVIIIe siècles. Le mystère demeure sur la date réelle de la première apparition de ces figurines, dites figures d’émail. La particularité des figures d’émail fabrique selon la technique de Nevers, est un noyau en verre plus intense ou bien un squelette constitué d’un fil de fer tire-bouchonné d’un fil de cuivre de la finesse d’un cheveu. Sur ce bâti sont agencés en volumes successifs des bâtons de pâte de verre opaque colore, appelés canons ou mailles qui sont fabriqués à la Verrerie Royale de Nevers. Tapissée de cette multitude de boites ornées, la salle qui leur est consacrée sera un lieu féérique de lumières et de couleurs chatoyantes pour petits et grands.

Cette collection réunissant un nombre considérable de figurines profanes et religieuses offre un foisonnement de sujets et de forme, reflet de la créativité et de l’adresse des maitres émailleurs durant deux siècles et demi. En 1848, le dernier maitre émailleur de Nevers offre sa lampe au musée de Nevers et entre comme agent aux écritures pour la Commune.
Malgré les essais pratiques pour retrouver cet artisanat, personne encore aujourd’hui n’est capable de réaliser des poupées de verre si précieuses dans leur matière et leur forme.

Dans les espaces qu’offre l’ancien hôtel particulier Roussighnol, l’aménagement cherche à donner l’idée d’un salon du XVIIIe siècle. Autour d’un bureau plat estampillé de Pierre-Antoine Veaux (1738-1784), sont disposés fauteuils, commodes ou petite table, tous meubles du même siècle, qui ne se sont pas obligatoirement côtoyés dans la réalité. Un buste en terre cuite, La Belle Inconnue, attribuée à l’atelier d’Etienne Maurice Falconnet agrémente une commode comme cela pouvait se voir à l’époque. Au mur, une large place est faite à la peinture à sujet mythologique qui domine alors : Alceste rendue à son époux par Hercule, tableau de Charles-Antoine Coypel en est une parfaite illustration. Dans une vitrine, on retrouve des émaux, des ivoires mais également des pièces en verre notamment de Venise, des instruments de calcul et des médaillons du sculpteur italien Jean-Baptiste Nini (1717-1786).

Pour le XVIIe siècle, la peinture étrangère est dignement représentée qu’il s’agisse de dépôt de l’Etat ou de dons généreux. Tous les genres figurent dans les collections, de la nature morte, au portrait en passant par la marine. Ces tableaux de petit format ont été réalisés pour des commandes privées et étaient destinés à orner salons, ou chambres à coucher. C’est pourquoi, ces quelques tableaux sont suspendus aux murs d’un espace à dimension domestique, meublé de pièces d’époque : armoire, bureau, sièges divers, console.

Dans une vitrine, une sélection d’objets décoratifs ou d’usage viennent compléter l’ensemble. Plusieurs émaux de Limoges, témoins de la grande période de cette technique sont présentés, comme cette tête de Saint Pierre attribuée à Jean Reymond (XVe-XVIIe siècle) ; des ivoires mais également des objets plus courants comme cette pile de poids de Nuremberg.

Tout cela veut rappeler au visiteur la contemporanéité de certaines productions, afin de donner une idée, une atmosphère du siècle concerné. Il s’agit plus de laisser l’empreinte de l’ambiance qui pouvait régner dans un intérieur bourgeois de province, que de reconstituer à l’identique un appartement de prestige.

Entre peinture moderne et Art nouveau

Natif de la Nièvre, Victor Bossuat (1873-1948) et son épouse Marguerite (décédée en 1945) ont largement contribué à enrichir le musée de Nevers dans le domaine de la peinture de la première moitié du XXe siècle, et des verreries et céramiques Art nouveau.

Pharmacien à Paris, il fréquente très tôt le cercle intellectuel de la Revue Blanche, autour du critique et littérateur Félix Fénéon. Bibliophile, il apprécie les estampes de Jean-Émile Laboureur. Mais c’est dans le domaine de la peinture et du dessin qu’il fera les achats les plus spectaculaires, souvent conseillé par son épouse : une toile et deux lavis de Vlaminck, des dessins de Seurat, Derain, Modigliani, des peintures de Kisling, Utrillo, Valadon, Goerg, un bel ensemble d’œuvres de Gromaire. Une vraie cohérence se dégage de ces choix : restés prudemment à l’écart du cubisme ou de l’abstraction, les Bossuat privilégient une “figuration moderne”, autour de la première École de Paris, d’un expressionnisme “à la française”, ou encore d’indépendants à la personnalité marquée comme Pierre Hodé ou Louis Péronne. Verreries et céramiques, presque naturellement, ont intégré au fil des ans les vitrines et crédences de la belle villa du couple, sur les hauteurs de Montmorency. Du Japonisme (un exemplaire du service Rousseau, Félix Bracquemond pour Creil & Montereau, 1867) à l’Art nouveau de l’École de Nancy (Gallé, Daum), en passant par un service à thé d’André Methey décoré par Vlaminck.

VIE DU MUSÉE

La médiation du musée cible un public scolaire et extra- scolaire par le biais de la mise à disposition de ressources pédagogiques, de visites et ateliers s’inscrivant dans un programme et permettant d’exploiter des thèmes variés en lien avec les apprentissages de la maternelle à l’Université. Mais aussi d’informer les réseaux de l’Education Nationale, de dialoguer avec les enseignants porteurs de projets, de participer à la formation initiale et continue des enseignants, de contribuer à la réflexion méthodologique du secteur éducatif aussi bien que du musée lui-même.

La médiation s’adresse également à un public élargi avec la mise en place de visites ou d’animation adaptées aux visiteurs individuels, aux groupes adultes, aux associations, aux familles, aux personnes à mobilité réduite…

Pendant les vacances scolaires, aux rythmes des expositions temporaires, des visites/ateliers liés au travail de la terre ou d’initiation à l’aquarelle sont proposés à tous les enfants.

Vous pouvez nous solliciter pour préparer votre venue en visite libre ou en vous laissant guider par les médiateurs qui vous présenteront les collections de faïence, de verres émaillés, de peintures et vous permettront de rentrer dans un ensemble de bâtiments chargés d’histoire.

Ce lieu est conçu comme un lieu d’accueil et d’étude pour tous publics. La spécificité du fonds est la constitution et l’enrichissement permanents des dossiers d’œuvres consultables sur demande. La bibliothèque est composée de monographies, de catalogues d’expositions françaises et étrangères, de revues d’art spécialisées dans les arts du feu, de catalogues de vente, d’encyclopédies…  Une photothèque est constituée d’images numériques des œuvres inventoriées dans les collections du musée.

Cet espace est accessible pendant les jours d’ouverture du musée de 13h à 17h30 ou sur rendez-vous.

Le musée de la Faïence et des Beaux-arts offre à des entreprises, institutions, associations… la possibilité d’organiser des événements privés (assemblées générales, séminaires, conférences, cocktails, dîners, soirées de prestige, ou encore visites privées). Ses espaces privilégiés sont alors ouverts en dehors des heures d’ouverture au public, permettant de valoriser une action de communication en associant  le prestige d’un lieu d’exception

Conditions d’accès

Le musée propose à la location des salles du rez-de-chaussée pour accueillir des séminaires, colloques et réceptions, mais aussi les jardins du musée à la belle saison et la salle Jean-Pierre Harris, où se déroulent notamment les expositions temporaires (sous réserve d’exposition avec occupation totale de la salle).

Les associations, collectivités, établissements publics, entreprises, comités d’entreprises peuvent prétendre à une location dans le cadre de « soirées ».
Les particuliers ne peuvent pas y prétendre.

Démarches

Toute demande de location se fait par convention avec obligation d’assurance. Le personnel du musée ainsi qu’un service gardiennage est obligatoire lors de ces soirées.

Salle et lieu mis à disposition

Salle Jean-Pierre Harris (capacité de 90 personnes maximum)

Salles du rez-de-chaussée

Jardins du musée

Plus d’informations / Tarifs

Jardins du musée + visite : 800 €

Salle Jean-Pierre Harris + visite : 1 700 €

Salle Jean-Pierre Harris + jardins + visite : 2 500 €

CADRE & HISTOIRE

C’est dans un cadre rénové et agrandi que le Musée de la Faïence et des Beaux-arts accueille les visiteurs depuis 2013. Dans un écrin architectural restauré, allant du Moyen-âge jusqu’au XIXe siècle, le musée, qui a reçu le label « Musée de France » grâce à la richesse de ses collections offre un parcours dans 13 salles : on peut y découvrir la faïence de Nevers bien sûr, mais aussi les verres émaillés, autre spécialité de la ville. Plusieurs espaces sont aussi consacrés à la peinture nivernaise, la peinture du 20e siècle ainsi qu’aux arts décoratifs… À cela, il faut rajouter deux salles voutées consacrées aux expositions temporaires.

C’est en 1844 que commence l’histoire du musée, installé dans une salle de la bibliothèque municipale, sous l’impulsion du maire de Nevers Jean Desvaux. Les collections s’enrichissent peu à peu de dons de citoyens. En 1847, Jacques Gallois, collectionneur avisé, vend symboliquement sa collection à la ville et devient conservateur du premier musée jusqu’à sa mort en 1852. Cette acquisition constitue encore aujourd’hui un apport majeur pour le musée, puisqu’elle comprend des chefs d’œuvre comme la Vierge à la Pomme ou la plaque d’ivoire « l’adoration des mages ». En 1907, Frédéric Blandin, banquier et ancien manufacturier de faïence, offre à la Ville la somme nécessaire pour acheter le Palais épiscopal et y installer le musée. Ainsi, entre 1914 et 1919 ce nouveau musée reçoit toutes les collections sauf les objets archéologiques. Louis Mohler, architecte et aquarelliste, est chargé de leur gestion par le Ministre de l’Instruction Publique.

À sa mort en 1934, vingt-trois salles sont aménagées. Le musée s’est enrichi de plusieurs dons, legs et achats.. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, l’établissement compte vingt-cinq salles. À la Libération, les bâtiments du musée accueillent les élèves du lycée détruit en 1944. Les collections restent dispersées sans lieu de présentation. Il faut attendre 1960 pour qu’un conservateur professionnel soit recruté et ce n’est que dans les années 1970, que l’abbaye Notre-Dame est choisie pour y installer le musée. Située au sein du quartier des faïenciers et à proximité de celui des émailleurs de verre, le lieu est idéal pour la mise en valeur du patrimoine artistique de la ville. Après plusieurs réaménagements modestes, le Musée de la Faïence agrandi et embelli rouvre ses portes en septembre 2013.

Le jardin du musée de la Faïence se présente sur différents niveaux. Très aéré il est propice aux promenades ressourçantes. De nombreux parterres de fleurs à thème sont exposés à la vue des visiteurs : les ensorceleuses dont la verveine utilisé jadis pour éloigner le mauvais œil et l’absinthe, les guérisseuses avec le millefeuille sensé avoir des vertus cicatrisantes et le millepertuis qui, quant à lui soigne les brûlures et les piqûres. Ou encore les coquettes avec la rose et et la violette.

Des expositions temporaires sont également organisées. Le jardin est accessible via la promenade des remparts, la rue Saint-Genest ou depuis le musée pendant les heures d’ouverture de celui-ci.

De juin à novembre

Lundi ……………………. 14h – 17h
Mardi ……………………. 14h – 17h
Mercredi ……………….. 14h – 17h
Jeudi …………………….. 14h – 17h
Vendredi ……………….. 14h – 17h
Samedi ………………….. 14h – 18h
Dimanche ……………… 14h – 18h

De décembre à mai

Lundi …………………… 14h – 17h
Mardi …………………… 14h – 17h
Mercredi ………………. 14h – 17h
Jeudi ……………………. 14h – 17h
Vendredi ………………. 14h – 17h
Samedi …………………. 14h – 17h
Dimanche ……………… 14h – 17h

Musée de la Faïence et des Beaux-arts

16 rue Saint Genest
58000 Nevers
+33 (0)3 86 68 44 60
museedelafaience@ville-nevers.fr

Visite

6 € en plein tarif
3 € en tarif réduit

Locations – Privatisations

Voir les options

De mai à septembre

Lundi ……………………. FERMÉE
Mardi ……………………. 10h – 18h30
Mercredi ……………….. 10h – 18h30
Jeudi …………………….. 10h – 18h30
Vendredi ……………….. 10h – 18h30
Samedi ………………….. 10h – 18h30
Dimanche ……………… 10h – 18h30

D’octobre à avril

Lundi …………………… FERMÉE
Mardi …………………… 13h – 17h30
Mercredi ………………. 13h – 17h30
Jeudi ……………………. 13h – 17h30
Vendredi ………………. 13h – 17h30
Samedi …………………. 14h – 18h
Dimanche ……………… 14h – 18h

La fermeture annuelle
du 1er janvier au 31 janvier – Fermé le 1er mai